Genève, 18 avril - La Délégation de négociation de l'AIIC a retrouvé, les 17 et 18 avril, les représentants des organisations des Nations Unies, au Palais des Nations, à Genève.
La Délégation a ouvert la réunion en faisant une déclaration liminaire, dont vous trouverez le texte ci-dessous, présentant les fondements de sa position et les raisons des revendications des interprètes. Elle a ensuite présenté des propositions fondées sur le principe "à travail égal, salaire égal", demandant sept séances par semaine au lieu de huit (comme les interprètes permanents de l'ONU) et une augmentation importante de la rémunération journalière, conforme aux chiffres formulés par les réunions sectorielles qui se sont déroulées depuis le 10 février dans les différentes villes sièges. Ces propositions étaient fondées sur le principe de l'égalité de traitement avec les interprètes permanents.
Les représentants des administrations ont rejeté catégoriquement ces propositions et continué à insister sur un "assouplissement" des conditions de travail - en d'autres termes, sur un accroissement de la charge de travail.
La Délégation a refusé d'entrer en matière sur une modification des conditions de travail, insistant sur le fait que ces conditions étaient définies depuis 1974 par l'ONU pour les interprètes permanents comme pour les free-lance, conformément à une série de textes officiels toujours en vigueur, que ces conditions offraient déjà toute la souplesse nécessaire, et que, au demeurant, elles étaient fréquemment violées par certains organisations, dans l'esprit sinon dans la lettre.
Au terme de deux jours de pourparlers souvent très tendus, les organisations ont finalement dû accepter le maintien intégral des conditions de travail actuelles. En termes d'augmentation de la rémunération, elles ont présenté, après deux réunions en groupe de travail restreint, une offre allant de 3% à 7% d'augmentation selon les villes sièges. Malgré tous les efforts de la Délégation de négociation, cette offre demeure nettement inférieure aux revendications exprimées par les réunions sectorielles locales. Il est apparu clairement que la négociation ne permettrait pas de progresser davantage, et la Délégation a jugé nécessaire de reconsulter les collègues; elle a donc indiqué qu'elle transmettrait cette proposition à l'ensemble des interprètes travaillant pour le secteur, sans se porter garante de leur réaction.
Les organisations ont aussi offert de ramener le seuil de déclenchement du mécanisme d'indexation du coût de la vie à 3% au lieu de 5%. Ce mécanisme redémarrerait à partir du 1er janvier 2000.
Les chiffres avancés en fin de réunion mardi doivent encore être confirmés individuellement par les organisations; ils ne constituent donc pas encore une proposition officielle. Dès que les organisations feront officiellement connaître leur proposition définitive - d'ici quelques jours -, elle sera communiqué aux membres. Des réunions sectorielles locales seront convoquées dans les jours ou les semaines à venir pour décider de la suite des événements.
S'ils étaient adoptés, les nouveaux taux entreraient en vigueur dès le 1er mai 2000, y compris pour les contrats déjà signés.
La Délégation de négociation a indiqué que les mesures entrées en vigueur le 1er avril (revendication d'un taux de rémunération supérieur et lettres de confirmation des offres) seraient suspendues dès que les organisations auraient communiqué officiellement leur proposition sur les nouveaux taux de rémunération, et ce jusqu'à ce que les collègues aient eu la possibilité de s'exprimer en assemblée sectorielle.
Consultez régulièrement ce site : vous y trouverez toutes les informations concernant les chiffres définitifs et les décisions des sectorielles locales. Faites passer les informations aux collègues qui n'ont pas d'accès à Internet.
La Délégation de négociation AIIC/CCQA
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