Le message adressé le 8 mai par le Secrétariat du CCQA à la Délégation de négociation de l'AIIC s'est vu donner depuis quelques jours une publicité soudaine et inattendue. Il importe donc de donner quelques précisions au sujet du désormais célèbre "paragraphe de la page 2", qui a alarmé bon nombre de collègues.
Ce paragraphe dit ceci :
"The terms of the organizations' framework proposal leave open the issue of achieving greater flexibility in the working conditions of interpreters so as to allow organizations to discuss bilateral arrangements with AIIC to take account of particular circumstances, provided that any resulting changes would not infringe on the terms of the Agreement."
Indépendamment du fait que ce texte est à peu près incompréhensible (on voit mal en effet comment concilier "greater flexibility" avec "not infringe on the terms of the Agreement"), il faut insister sur le fait qu'il n'a pas été approuvé par la Délégation AIIC/CCQA, laquelle a immédiatement signalé ses objections concernant cette phrase. La Délégation souligne une nouvelle fois que les conditions de travail telles qu'elles sont définies dans l'Accord de 1995 ont été intégralement préservées au terme des négociations. Il ne saurait y avoir la moindre ambiguïté à ce sujet.
Si le résumé de l'offre du CCQA placé sur le site de l'AIIC par les soins de la Délégation le 8 mai ne comprenait pas ce paragraphe, c'est parce que, pour la Délégation, il est nul et non avenu. La diffusion "urbi et orbi" de ce message du Secrétariat du CCQA, sans autre information, est donc regrettable, puisque le paragraphe en question avait déjà fait l'objet d'une réaction de la Délégation.
Quant à la réaction officielle de l'AIIC, elle sera préparée après la réunion sectorielle mondiale du 28 mai. L'AIIC aura donc encore l'occasion de préciser officiellement et avec la plus grande clarté que les conditions de travail définies dans l'Accord de 1995 sont intégralement maintenues. Tel est, sans ambiguïté possible, le résultat des négociations des 17 et 18 avril; aucune autre interprétation n'est possible.
Nous regrettons vivement qu'une information incomplète et diffusée mal à propos ait pu semer le trouble dans les esprits.
