Les différents métiers de l’interprétation

Entretien avec Sílvia Camilo

Q : Je veux devenir interprète !
Q : Quels sont les différents métiers de l’interprétation ?
Q : Pourquoi cette différence ?
Q : Y a-t-il des points communs entre ces différents métiers ?
Q : Quelles sont les différences entre ces métiers ?
Q : Mais le grand public ne fait pas de distinction entre les interprètes judiciaires, les interprètes en milieu social et les interprètes de conférence. Pourquoi ?
Q : Est-ce que n’importe qui peut devenir interprète ?
Q : Mais alors, comment font les demandeurs pour distinguer les professionnels des autres ?
Q : En fait, « être professionnel », qu’est-ce que cela veut dire?
Q : Est-ce que cela vaut pour tous ces différents métiers ?
Q : Une dernière question : ces métiers sont-ils des métiers d’hommes ou de femmes ?

Q : Je veux devenir interprète !

Ahah !

Il existe différents métiers de l’interprétation ! 

Q : Quels sont les différents métiers de l’interprétation ?

Interprètes judiciaires
Interprètes en milieu social
Interprètes de conférence

Q : Pourquoi cette différence ?

C’est l’évolution des besoins en interprétation de la part des publics demandeurs qui a entraîné la différenciation des métiers de l’interprétation.

Pour faire face à des besoins différents et croissants.

Exemples : L’UEFA n’a pas les mêmes besoins que les tribunaux, Nokia, le Vatican, Oxfam ou les organisations intergouvernementales (comme l’ONU).

Il ne s’agit pas de spécialisations à proprement parler – comme en médecine – car un professionnel en interprétation PEUT assurer toutes ces différentes activités. Tout dépend des conditions de départ, du contexte général ainsi que de la formation de l’interprète ou de ses choix personnels tout au long de sa carrière. Les interprètes sont tous des experts en communication multilingue au service de spécialistes de domaines spécifiques.

Q : Y a-t-il a des points communs entre ces différents métiers ?

OUI !

En quelques mots ? Le rôle des interprètes, leurs principes, leurs marchés et l’image que le grand public se fait d’eux.

Tous les interprètes professionnels assurent la communication orale entre des cultures et des langues qu’ils connaissent à fond, entre plusieurs intervenants et au service de publics divers. Leur rôle est donc le même.

Les interprètes professionnels sont « la voix des autres » et gardent leurs avis, s’ils en ont un, pour eux.

La plupart des rencontres étant de nature privée, tout ce qui s’y passe l’est aussi. Ces participants ont donc besoin d’avoir confiance dans les interprètes. Ceux-ci respectent le secret professionnel.

Il existe des principes déontologiques permettant d’assurer la qualité du service rendu et de garantir la confiance mutuelle: rigueur dans la transposition du message, compétences linguistiques avérées, aptitudes personnelles à la communication orale, respect de l’orateur et du public, discrétion, devoir de réserve et secret professionnel, conditions de travail des interprètes.

Les interprètes professionnels le sont à plein temps. Cela ne veut pas dire que ces professionnels travaillent tous les jours comme interprètes, mais que leur activité principale est l’interprétation.

Ils entretiennent leurs connaissances et s’investissent dans leur formation tout au long de leur vie.

La mondialisation n’est pas – en elle-même - une nouveauté pour les interprètes. Les gens bougent, s’installent partout, négocient partout, tombent malades partout, se battent partout depuis longtemps….

Pour tous ces différents métiers de l’interprétation, la demande est en hausse et la diversité linguistique s’accroît.

Q : Quelles sont les différences entre ces métiers ?

IL Y EN A PLUSIEURS.

La première ? Le cadre socio-juridique de la raison d’être de ces métiers.

La ligne de démarcation principale s’établit entre les interprètes judiciaires et en milieu social d’une part et les interprètes de conférence d’autre part. Elle distingue l’exercice sur le plan national des droits fondamentaux des citoyens (assortis d’une obligation de résultat), exercice auquel participent directement les interprètes judiciaires et ceux en milieu social, et de l’autre côté les relations multinationales et intergouvernementales auxquelles participent les interprètes de conférence.

Interprètes judiciaires ET interprètes en milieu social

Les besoins en interprétation judiciaire et en milieu social répondent aux principes constitutionnels nationaux et internationaux : accès à la justice, égalité devant la loi, égalité des droits et obligations des citoyens, etc. Ces besoins sont cantonnés à l’intérieur des frontières d’un même pays et ont une conséquence certaine sur l’individu en question. Les échanges se passent règle générale entre deux acteurs : juge et partie/ gendarme et détenu/ notaire et témoin/médecin et malade ; ils se déroulent généralement en 2 langues. Les demandeurs de ces services sont souvent les autorités publiques et étatiques nationales compétentes pour la mise en œuvre de ces principes: différents services gouvernementaux, tribunaux, police, services sociaux, notaires, etc. Ils établissent également souvent les conditions de travail contractuelles, techniques et matérielles du recrutement des interprètes.

Interprètes de conférence

Les besoins en interprétation de conférence ne connaissent ni frontières, ni régularité thématique, et les acteurs en présence ne se ressemblent jamais d’une conférence à l’autre. Les exposés, les débats et les négociations se déroulent dans un cadre totalement distinct, tant sur le plan de l’organisation des conférences (publics multiples, conférences multilingues, lieux très différenciés, le plus souvent en simultanée) que sur celui de l’absence d’obligation contraignante de résultat. Si celle-ci existe, elle touchera toujours une communauté et non pas un seul individu ou quelques-uns. La localisation géographique des demandeurs ou leur déplacement exige souvent une grande mobilité de la part des interprètes de conférence.

Les autres différences en découlent : les réglementations, les lieux de travail, la technique et la logistique ; la formation ; les conditions de travail (effectifs requis/horaires/conditions de rémunération et autres) et les formes d’organisation des interprètes.

Réglementations, lieux de travail, technique et logistique :

Interprètes judiciaires: il s’agit de l’équivalent d’un « service public », mais qui offre rarement des emplois permanents. Ces interprètes sont appelés à interpréter pendant les audiences/interpellations devant un juge, pour les conversations/dépositions avec les avocats pour la défense ou les procureurs, lors des entretiens avec témoins, etc. La langue du pays où se déroule la procédure est toujours une des langues en présence. Il est rare que les procédures se déroulent en interprétation simultanée (salles équipées de cabines/écouteurs/micros, avec techniciens à l’appui).

L’interprète est souvent seul. Il est très exposé (devant les juges, les parties et le public) et la durée de son intervention est très variable. La communication se déroule le plus souvent entre deux parties. Les besoins linguistiques présentent une diversité croissante. Les procédures existantes imposent rarement des exigences quant à la formation, aux conditions d’exercice et à l’évaluation des compétences des interprètes. Elles réglementent presque exclusivement l’accès à des listes de personnes potentiellement disponibles. Ces procédures sont indépendantes de la pratique professionnelle, elle-même non réglementée et rarement reconnue.

Les tribunaux internationaux utilisent souvent l’interprétation simultanée, et font surtout appel à des interprètes de conférence professionnels. Les procédures, dans ces cas spécifiques, se déroulent dans les langues officielles de la Cour et dans les langues des parties en présence, pas forcément dans la langue du pays où siège la Cour. Pour les langues à faible diffusion, les juridictions internationales font intervenir dans les foyers de crise de précieux auxiliaires souvent formés par leurs soins.

Interprètes en milieu social : il s’agit là aussi de l’équivalent d’un “service public” offrant rarement des emplois permanents. Ces interprètes assurent l’accompagnement de malades, de réfugiés ou de personnes déplacées, travaillent lors de rencontres avec des notaires, des médecins, des gendarmes, des assistantes sociales, etc… La langue du pays où se déroule la procédure est toujours une des langues en présence.

Cette forme d’interprétation n’utilise pas la simultanée. L’interprète est souvent seul. Il est très exposé. La durée de son travail est très variable. La communication se déroule le plus souvent entre deux parties. Les besoins linguistiques présentent une diversité croissante. Tout se déroule sur un territoire national. Comme pour les interprètes judiciaires, cette activité est très rarement réglementée. On y rencontre beaucoup de travail bénévole. De plus en plus, cette activité est encadrée par des organisations humanitaires et, petit à petit, par des agences gouvernementales nationales.

Interprètes de conférence : ils sont appelés à travailler selon les besoins du marché national ou international (sociétés, associations, gouvernements) ou d’organisations intergouvernementales (offrant souvent des emplois permanents). Leur activité est fortement dépendante de la technologie : le plus souvent, les salles sont équipées de cabines d’interprétation simultanée, les réunions font appel à plus de 2 langues et donc à des équipes d’interprètes, les cas d’interprétation à distance se font plus fréquents ; les intervenants, souvent nombreux, font des présentations PowerPoint et participent à des débats. L’activité d’organisation de conférences constitue en elle-même tout un engrenage logistique et contractuel – sur le plan institutionnel ou commercial – ce qui fait de l’interprétation de conférence un métier plus structuré. Les interprètes de conférence sont souvent recrutés assez longtemps à l’avance.

Le régime linguistique d’une conférence répond à des contraintes et à des choix tout autres que ceux des deux situations décrites plus haut, où la langue du pays où se tient l’entretien, l’audience ou l’interrogatoire est forcément une des langues en présence.

Le métier d’interprète de conférence est très rarement réglementé sur le plan national. Sur le plan international, l’accès à son exercice est réglementé au sein des organisations intergouvernementales aussi bien pour ses fonctionnaires permanents que pour les professionnels recrutés selon les besoins des services (et que l’AIIC représente le plus souvent).

La formation

Un préalable : l’explosion mondiale des formations de niveau universitaire en interprétation se veut une réponse à une demande croissante et pressante. Malheureusement, et pour l’instant dans la plupart des cas, ces formations – qui font rarement appel comme formateurs à des interprètes professionnels – n’offrent pas la préparation adéquate et nécessaire à un bon démarrage dans ce métier. Ainsi, l’expérience, la compétence et la déontologie sont acquises sur le tas aux dépens des publics demandeurs et/ou des autres collègues interprètes.

En Europe, l’UE s’est efforcée de corriger ce handicap en créant un réseau d’universités (aujourd’hui 18) participant au European Masters in Conference Interpreting (EMCI). Cette initiative connaît un succès certain.  

Interprètes judiciaires: Pour des raisons sociales et historiques, certains pays ont des traditions et des réglementations dans ce domaine (pays « multilingues » comme le Canada, les Etats-Unis, la Finlande, la Belgique, etc.). La formation se doit d’être spécifique et nationale pour répondre aux impératifs du cadre juridique et procédural. Malheureusement, ce type de formation est rare. Les demandeurs ont des besoins très spécifiques (verbatim). Les interprètes sont conscients de l’importance de la terminologie ainsi que de leur place dans la procédure.

Interprètes en milieu social : Formation et réglementation spécifiques presque inexistantes malgré des besoins sans cesse croissants et pressants.

Interprètes de conférence : Celle-ci est de plus en plus une formation post grade/spécialisation avec le concours d’interprètes de conférence en exercice. Il existe une tradition de grandes écoles qui offrent une formation aux techniques de l’interprétation de conférence dans des combinaisons linguistiques qui n’ont pas forcément de rapport avec le territoire où se situent ces formations. La formation à distance existe depuis peu. La formation des formateurs est désormais en place. La formation continue fait l’objet de multiples initiatives. Les organisations internationales organisent elles aussi des formations en interne. L’AIIC – depuis ses débuts (1953) - assume un rôle prépondérant et actif dans l’établissement d’un corpus théorique et pratique de l’enseignement de ce métier et donc dans la formation des générations futures.

Les conditions de travail (effectifs requis/horaires/conditions de rémunération et autres)

Interprètes judiciaires : conditions établies et réglementées par les demandeurs de ce service (tribunaux et ministères de tutelle).

Les interprètes ont rarement l’occasion de négocier les conditions de leurs prestations.

Interprètes en milieu social : conditions établies par les demandeurs de ce service : très aléatoires et très variables étant donné les contextes de travail. Les interprètes ont rarement l’occasion de négocier les conditions de leurs prestations.

Interprètes de conférence : à l’inverse des deux métiers précédents, les conditions de travail sont directement négociées pour chaque conférence au cas par cas entre l’organisateur et l’interprète ou l’agent recruteur de l’équipe d’interprètes. L’AIIC a établi une série de recommandations dans ce sens. Au sein de plusieurs organisations internationales (UE, famille de l’ONU et autres) il existe des conventions collectives négociées avec l’AIIC qui joue alors un rôle de syndicat.

Les formes d’organisation des interprètes

Interprètes judiciaires : formes d’organisation au niveau national, souvent en compagnie d’autres professions.

Interprètes en milieu social : formes d’organisation au niveau national, souvent en compagnie d’autres professions.

Interprètes de conférence : formes d’organisation au niveau national, souvent en compagnie d’autres professions.

Les interprètes de conférence sont les seuls à s’organiser sur le plan international au sein de l’AIIC. Contrairement à beaucoup d’autres associations internationales qui fédèrent des associations nationales, l’AIIC est uniquement une association à adhésion individuelle directe, à l’issue d’une procédure d’admission, et exigeant de la part de l’individu qu’il s’engage à respecter les normes professionnelles et le code déontologique de l’Association.

Q : Mais le grand public ne fait pas de distinction entre les interprètes judiciaires, les interprètes en milieu social et les interprètes de conférence. Pourquoi ?

Parce qu’il perçoit et retient surtout les points communs entre ces professions.

Les différences sont surtout ressenties par les utilisateurs et les interprètes eux-mêmes.

Q : Est-ce que n’importe qui peut devenir interprète ?

Oui, au départ….. mais, par la suite….

Il n’existe toujours pas vraiment de règles imposant une formation ou des normes professionnelles contraignantes ou une certification. Cela dépend aussi du pays de résidence. Bien sûr les utilisateurs, à terme, font eux-mêmes la différence entre professionnels et non professionnels, mais parfois suite à une expérience douloureuse.

Q : Mais alors comment font les demandeurs pour distinguer les professionnels des autres ?

Cela leur est difficile. Sans réglementation, sans certification, il n’y a pas vraiment de références. Ils peuvent faire des recherches, demander à droite et à gauche, auprès d’autres utilisateurs, d’associations de professionnels….

Il circule beaucoup d’idées reçues à propos des interprètes. Le degré de compétences techniques, linguistiques et interculturelles nécessaires et l’existence de normes professionnelles sont méconnus des demandeurs.

A nous de les aider à trouver ce dont ils ont besoin.

Parce que n’importe qui peut exercer ces métiers, n’est-ce pas ? L’absence de réglementation l’y autorise. Donc, les demandeurs ont une forte probabilité de tomber sur des non professionnels. L’expérience peut être désastreuse pour eux ET pour la profession dans son ensemble.

Les demandeurs pensent souvent que n’importe quelle personne ayant une vague connaissance des langues étrangères est capable de servir d’interprète.

Le grand public et les demandeurs d’interprètes font facilement des assimilations entre des langues différentes (langues latines ou slaves, etc.), en pensant que quiconque comprend l’italien comprend aussi le portugais et vice-versa, et ne conçoivent pas l’ampleur des connaissances linguistiques et culturelles qu’implique l’exercice de la profession.

Le degré d’exposition au grand public est très réduit, de sorte que celui-ci se fait de l’interprète une idée abstraite. La discrétion étant un des principes de la profession, les bonnes performances n’appellent pas de commentaires. Les milieux où ces métiers s’exercent sont plutôt limités. Et les échos dans la presse ou la télévision sont rares et rarement flatteurs, précisément parce qu’ils se concentrent sur des anecdotes sortant de l’ordinaire.

L’interprète se veut un intermédiaire discret, impartial et passif entre les parties. Ce rôle de l’interprète est mal compris. Les demandeurs ont souvent du mal à accepter que l’interprète ne prenne pas fait et cause pour l’une ou l’autre des parties en présence.

Et finalement, à quoi servent les interprètes? Tout le monde parle bien anglais, non ?

Ah ! Mais le « Global English is not enough for Global Business ».

Q : En fait, « être professionnel », qu’est-ce que cela veut dire?

Là, pas moyen de faire court :

1) Il faut comprendre la demande qui vous est faite.

Il faut bien voir que les demandeurs ne savent pas toujours exactement ce dont ils ont besoin et qu’il vous incombe de vous assurer que vos services sont bien nécessaires et adaptés à leurs besoins (allez-vous travailler en simultanée ou en consécutive, le client a-t-il besoin d’un guide touristique ou bien d’un interprète,…). Les demandeurs vous en sauront gré.

2) Il faut connaître votre rôle et votre place.

En tant qu’interprète, vous êtes un expert en communication orale, un intermédiaire multilingue interculturel au service de ceux qui dépendent de vous (pas forcément de ceux qui vous recrutent). Vous avez acquis de l’expérience, du savoir faire et/ou suivi une formation. Il vous incombe de bien vous préparer, de vous munir du nécessaire (papier, crayons, lunettes, essuie-écouteurs, eau...), d’arriver à l’avance, de vous présenter et d’être discret. Vous êtes au service de votre public, et non l’inverse.

3) Il faut bien maîtriser vos compétences et vos limitations (techniques et linguistiques) actuelles et futures et bien gérer votre calendrier pour pouvoir répondre oui ou non à une offre de travail en bonne conscience.

(ex : ne pas accepter plusieurs offres pour le même jour, puisque l’interprète ne peut pas être à plusieurs endroits à la fois ; ne pas accepter une offre si vos langues ne correspondent pas aux besoins de la réunion ; assurer la priorité à l’offre qui vous est faite en premier…). Ainsi, les demandeurs vous feront confiance.

4) Il faut s’assurer à l’avance que les éléments fondamentaux du service requis sont transparents et connus des deux parties (demandeurs et interprète(s)), par le biais d’un contrat par exemple. Vous serez alors pris au sérieux et ne donnerez pas l’impression d’être un amateur.

Selon les cas, soit vous travaillerez en solo, soit il sera nécessaire de constituer une équipe ; vous pourrez avoir besoin de temps de préparation ou d’un briefing ; vous devrez aussi clairement établir les horaires, les lieux, les conditions de rémunération, de défraiement et de paiement ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

5) A la longue, si vous avez une réputation professionnelle et personnelle d’intégrité, de collégialité et de solidarité (entre générations par exemple), vous bénéficierez de la reconnaissance de vos pairs, de la confiance de vos demandeurs, du plaisir d’une carrière bien lancée et bien ancrée (une mauvaise réputation est presque impossible à redresser).

Q : Est-ce que cela vaut pour tous ces différents métiers ?

Cela vaut pour TOUS les métiers, à mon avis ! 

Q : Une dernière question : ces métiers sont-ils des métiers d’hommes ou de femmes ?

De nos jours, il reste très peu de métiers délimités par cette barrière.

Aujourd’hui, toutes langues confondues, je pense pouvoir affirmer qu’il y a plus de femmes que d’hommes qui exercent les métiers de l’interprétation. Mais dans toutes les professions, il y a 50 ans, la situation était toute autre. Cette évolution s’explique par des raisons socio-économiques. Par contre, dans la perspective de la recherche cognitive, la réponse est moins nettement tranchée.

Dans une perspective socio-économique : non seulement il y a plus de femmes que d’hommes sur Terre, mais l’émancipation des femmes joue aussi un rôle, et l’égalité des chances a fait un bond en avant. Grâce à l’arrivée des femmes sur le marché de travail, à tous les niveaux d’éducation, de connaissances et de pouvoir, de nouveaux rapports sociaux se sont établis qui permettent aux femmes d’exercer n’importe quelle profession, quelles qu’en soient les conditions d’exercice.

Dans la perspective de la recherche cognitive: les processus de l’écoute, du traitement de l’information, de l’apprentissage des langues, de la mémoire, de l’élocution claire et concise, de la capacité à gérer le stress et la frustration sont-ils différents chez les femmes et les hommes ?  L’interprétation semble de nos jours attirer plus d’intérêt de la part des femmes que des hommes. Les recherches dans ce domaine sont toujours en cours.

MERCI !

C’EST MOI QUI VOUS REMERCIE.


Recommended citation format:
VEGA Network. "Les différents métiers de l’interprétation". aiic.net March 10, 2010. Accessed February 20, 2020. <http://aiic.net/p/3395>.



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